Après avoir lu trilogie de Katherine Pancol, vendue à plus de 3 millions d’exemplaires : Les yeux jaunes des crocodilesLa valse lente des tortues et Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi, j'ai voulu lire sa trilogie suivante. Certains aiment son écriture, d’autres la traitent de romancière de gare ou d’hypermarché, de romans mal écrits (cf. article du Monde) mais moi j'aime bien.

 

 Elle raconte la vie de tous les jours, les questions que l’on se pose sur l’autre et sur nous, elle met des mots sur nos peurs et nos craintes et en trouve d’autres pour nous rassurer.

Katherine Pancol publie son premier livre à 25 ans, Moi d’abord, il se vendra à 300 000 exemplaires. Dans ce premier écueil, Pancol raconte sa vie. Par la suite, elle partira vivre à New York où elle se lancera dans la publication d’autres romans. Avec Muchachas, elle a publié 15 romans traduits dans 29 pays. 

 

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Nous avions laissé les personnages de la famille Cortés après Les écureuils de Central Park…, et nous voilà, dés les premières pages, à retrouver et à suivre Hortense et Gary à New York. Je pensais qu’on s’était dit « Au revoir » dans le dernier livre de la trilogie. Cependant en avançant dans le livre, on se rend vite compte que ce n’est pas une suite de leur histoire. Cette fois l’histoire ne se centre plus sur les déboires de la famille Cortés mais sur la vie de Stella, ferrailleuse, qui lutte avec ses démons et son père maltraitant.

Katherine Pancol explique que pendant l’écriture de son roman ses personnages revenaient la hanter, elle les a donc tout naturellement intégrer dans ce nouveau livre.

Muchachas 1 n’est pas un roman où l’on sourit, où l’on rit, non c’est un roman noir. Il faut avoir les tripes bien accrochées car dans ce livre Katherine Pancol nous parle de la violence faite aux femmes. Il n’y a pas de chichis tout est dépeint sans demi mesure. On y lit la perversion des hommes et la maltraitance physique et psychologique qui font perdre toute estime de soi et tout amour propre.

J'ai beaucoup aimé ce premier tome, l'histoire de Stella me passionne justement parce quelle est dure, sincère, possible, et l'on sait que ça arrive plus près de chez nous qu'on le croit.

Le livre nous fait donc entrevoir le monde pervers, violent et abusif à travers les yeux d’une femme, Stella qui n’attend juste qu’un peu de bonheur pour panser ses peurs et ses blessures.

 

 

A la fin du premier livre nous avions laissé Stella qui découvrait la vérité sur son père. Je pensais donc que dans le tome 2 nous continuerons à suivre la jeune femme dans sa quête du bonheur. Hors, il n’en est rien. Le tome 2 ne suit plus Stella mais la famille Cortès au grand complet.

Nous retrouvons Joséphine et ses problèmes de cœur avec Philippe, Hortense et Gary à New York dans leur quête de la célébrité, Zoé et sa vie d’adolescente amoureuse, Shirley qui découvre un amour interdit. Cependant de nouveaux personnages font leur apparition. Il y a l’excentrique Helena, vieille femme riche à la vie fascinante et énigmatique ; Astrid, l’amie d’Hortense, qui cherche le prince charmant ou encore la magnifique Antoinette gourmande de savoir. Mais le personnage le plus marquant de ce nouveau roman reste pour moi la jeune violoniste Calypso avec son physique ingrat mais son cœur pur.

 

Encore des femmes à la recherche du bonheur, de l’amour, de la reconnaissance, elles nous font rêver, voyager, espérer. Elles nous racontent leurs vies, leurs déboires et leurs pensées. On les comprend, on les déteste, on les aime. Katherine Pancol réussit encore ici à nous questionner sur le sens de notre vie de femme et sur l’importance qu’on accorde à l’amour, l’amitié, le travail.

J'ai apprécié ce roman mais sans plus, j’ai préféré le premier tome avec l’histoire de Stella. Retrouver la famille Cortés est toujours un plaisir mais là c’est un peu trop.

Dans le dernier tome, on retrouve à la fois Stella et sa famille, Joséphine, Hortense et Calypso. Stella va enfin faire face à son « beau » père maltraitant. Hortense réalise son rêve et Calypso découvre l’amour et la vérité sur sa famille. Joséphine, elle, se découvre une famille. Nos héroïnes se croisent, se rencontrent et s’apprivoisent. Elles ont toutes des caractères différents et on peut se retrouver dans chacune d’elles : Hortense la conquérante, Stella la vengeresse, Joséphine la fragile et Calypso la rêveuse…

Le livre se termine et on reste sur sa faim… Sans spoiler, certaines histoires, que Katherine Pancol a entamé dans cette trilogie, n’ont pas de fin. Elles restent en suspens. Mais mon petit doigt me dit que Katherine Pancol ne compte pas en rester là de la famille Cortés et des personnes qui l’entourent. 

 La fin de cette trilogie m'a laissé un sale goût d'inachevé en bouche et de tristesse.

 

Déjà que dire sur l'histoire de Stella et Léonie, si le thème des femmes victimes de violence semblait être très bien abordé dans le premier tome il est très décevant dans ce dernier. On en comprend plus vraiment ce comportement affligeant de Léonie qui se soumettra toujours à Ray même si on sait pertinemment que c'est le comportement type des femmes battues ça fini par nous affliger tant de résignation.

Et puis que dire de Stella avec tout ce qu'elle a vécu on attend une vengeance à la hauteur des sévices reçus mais à la place d'élaborer quoi que ce soit c'est finalement la maîtresse de Ray qui montera toute la vaine vengeance qui aurait pu descendre au plus bas ce gros méchant.
Et finir cette histoire sur ce mauvais bougre qui a fait souffrir la terre entière qui meurt en héro dans les flammes c'est moche...

Pour les autres histoires on a que trop peu d'éléments aussi sur la fin, la mère de Calypso qui ne se révèlera jamais tout à fait, un Gary qu'on quitte toujours autant hésitant entre l'amour physique et l'amour musical.
Une mamie ex couturière qui nous rabat les oreilles avec sa "vengeance" qui au final n'en est absolument pas une puisque juste elle se sert d'Hortense pour refaire parler d'elle dans la mode (très sombre vengeance).
Et puis le lien incongru entre les deux histoires (Stella et Joséphine) aurait pu être beaucoup plus travaillé et intéressant que cela et même là on en ressort déçu.

 

Bref je reste totalement sur ma faim et on fini par comprendre et se résigner que si on reste autant sur notre faim c'est juste que l'auteure va nous pondre des suites...